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  • Chômage: toujours sans résultats

    Afin de répondre au malaise qui suit les élections régionales, le Premier ministre Manuel Valls envisage de mettre rapidement en place une série de mesures pour lutter contre le chômage. Pourtant, ce n’est pas en allant plus loin dans une politique qui ne délivre aucun résultat que le gouvernement parviendra à ses fins, mais en changeant de diagnostic. Mesures d’urgence contre le chômage : quand Manuel Valls veut aller toujours plus loin et toujours plus fort dans une politique qui ne délivre aucun résultat. Au soir des élections régionales, le Premier Ministre Manuel Valls prenait acte des résultats et annonçait la nécessité d’agir contre la hausse du chômage. « Tout cela nous oblige à entendre davantage les Français, à agir sans relâche, plus vite, pour obtenir plus de résultats ». Ainsi, le gouvernement serait en train de travailler « sur un ensemble de mesures nouvelles pour l’emploi », et celles-ci devant être mises en place rapidement. Si l’objet de ces réformes n’est pas encore déterminé, les propos de Manuel Valls, évoquant la « formation des chômeurs et l’apprentissage pour nos jeunes », permettent d’imaginer un périmètre d’action. Pourtant, en limitant ces réformes à la seule approche nationale, et non européenne, le Premier Ministre continue sur la même voie, celle qui a d’ores et déjà scellé l’échec de la politique économique de François Hollande. En effet, après la mise en place des emplois jeunes, du contrat de génération, du CICE, du pacte de responsabilité, et finalement de la Loi Macron, le chômage n’a cessé de progresser en France, atteignant un record absolu au mois d’octobre 2015, avec plus de 3.589 millions de chômeurs et, accessoirement, plus de 6.8 millions bulletins de vote front national dans les urnes. Et malgré cet échec, le sentiment qui se dégage de cette nouvelle annonce gouvernementale serait que les réformes « vont dans le bon sens » mais que celles-ci ne vont pas assez vite et pas assez loin. Ce qui signifie qu’il n’est toujours pas question de modifier le diagnostic de crise dressé par l’exécutif, qui considère toujours que le pays est confronté à une crise de l’offre. Pourtant, en pointant du doigt les rigidités de l’emploi, le coût du travail, la formation des chômeurs etc…le gouvernement va d’échec en échec. Car malheureusement, ce diagnostic semble bien être de plus en plus fragile. Et ce, aussi bien du point de vue théorique qu’au travers de la comparaison internationale. Concernant le volet théorique, il s’agit tout d’abord d’identifier ce qu’est « la demande », par opposition à la politique de l’offre menée par le gouvernement, et de mesurer son état depuis la survenance de la crise, c’est-à-dire depuis 2008. Or, la « demande » correspond à l’ensemble des dépenses effectuées en France sur une période donnée, sans ajuster cet ensemble de l’inflation, ce qui revient à isoler le PIB dans sa forme « nominale ».