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Passions

  • Le paradis retrouvé grâce à un hélicoptère

    Un récent séjour dans l'Allier chez des amis a été pour moi l'occasion de deux expériences : effectuer un vol en hélicoptère ; et découvrir ma prochaine destination de vacances. Un petit coin de paradis qui porte le nom de gorges de la Sioule. Mes amis me l'ont tellement bien vendue lors de notre vol en me la présentant dans les moindres détails. A quelques kilomètres à l'ouest de Vichy, entre Montluçon au nord et Clermont-Ferrand au sud, voici un petit Eden pour les amateurs de balades. Ces gorges se sont créées avec le temps qui passe, avec l'érosion menée siècle après siècle par les eaux de la Sioule, avec les pluies diluviennes et les ensoleillements successifs ! C'est la nature seule qui a choisi de nous offrir ce paysage. Après avoir creusé lentement dans cette pierre dure, le cours d'eau a formé la vallée. Cette rivière auvergnate, née près du Mont-Dore, court se jeter dans les eaux de l'Allier. Mais avant ce mariage, elle offre un cadre étonnant pour de nombreuses promenades à pied, à cheval ou en canoë, qui sont offertes aux amateurs de beaux paysages, de pêche et de découvertes. Tantôt sur les hauteurs dominant cette vallée, tantôt dans les profondeurs longeant la rivière, les découvertes sont nombreuses. Eglises, moulins, et châteaux, mais aussi viaducs, barrages et ponts, comme le très ancien Pont-de-Menat, un magnifique « dos-d'âne » servant de trait d'union entre les deux rives. Autre exemple avec le château de Chouvigny qui se trouve au sommet d'un pic rocheux et semble encore surveiller les eaux de la Sioule. Il veille sur ce passage séculaire ; il a veillé à la tranquillité des marchands du Moyen Âge comme il veille à l'épanouissement des randonneurs du XXIe siecle. Et puis il y a Château-Rocher qui surplombe cette vallée offrant ses ruines qui se découpent sur un ciel d'azur... Et enfin, installée dans cette vallée, voici Châteauneuf-les-Bains, station thermale à laquelle plus de 20 sources donnent toute sa valeur. Il y en a pour tous les goûts dans ces gorges de la Sioule. Que l'on soit purement sportif, que l'on soit passionné de vieilles pierres, que l'on soit amoureux de la nature ou que l'on soit tout simplement amateur des belles choses... A pied, à vélo, à cheval, en canoë, et même en hélicoptère ! C'est décidément un coin fait pour tous ! Retrouvez toutes les infos sur cette expérience de vol en hélicoptère en suivant le lien.

  • Sein en hélicoptère

    J'ai toujours été fasciné par les îles et leurs habitants. Le fait que des humains vivent sur un petit bout de terre, en autarcie, comme coupés du reste du monde, m'a toujours intrigué. Et cette semaine, j'ai découvert une île particulièrement indépendante : l'île de Sein. Je me suis rendu dans le Finistère pour y effectuer un vol en hélicoptère, et j'ai donc pu découvrir l'île aussi bien par la terre, par la mer et depuis les airs. L'île de Sein mérite bien son surnom d’« île des tempêtes ». Sur cette île qui dessine comme un grand S dans l'océan, le vent est incontestablement le maître des lieux. Cette terre n’est en fait que la partie émergée d’un vaste plateau sous-marin baptisé « la chaussée de Sein ». Située à un mètre au-dessus de la mer, son point le plus haut culmine à 6 mètres d’altitude. Il lui arrive donc d'être complètement submergée lors des grandes marées. Une ambiance « îlienne » s'y fait clairement sentir. Lorsque vous l'arpentez, il y a d'un côté les îliens, et de l'autre le reste du monde. Si cette atmosphère est présente sur presque toutes les îles que j'ai pu découvrir, elle l'est ici un peu plus qu'ailleurs, selon moi. L'histoire de l'île doit y être pour quelque chose. Durant des siècles, l’île de Sein fut en effet la terre sacrée des Celtes qui y enterraient leurs druides. Ses habitants sont des navigateurs qui connaissent parfaitement les fonds marins et ont été, au cours de l’histoire, des sauveteurs à plusieurs reprises. Les exemples sont légion, comme ces 500 matelots du Magnifique sauvés en 1777. Au lendemain de l’Appel du 18 juin lancé par le général de Gaulle, 132 Sénans sont partis pour l’Angleterre. Ces premiers combattants de la France libre offrirent à leur île la croix de guerre, la médaille de la Résistance et la croix de la Libération. L’unique bourg de l’île possède des ruelles de moins d’un mètre de large, ce qui permettait de faire rouler les barriques où était stocké le poisson séché tout en offrant un minimum de place au vent et aux embruns. Au cœur de ces ruelles sinueuses, il y a l’église Saint-Guénolé, qui fut parfois l’unique refuge des habitants lors des grandes marées : ils devaient alors grimper sur le toit ou dans le clocher. Pour atténuer les dangers menaçant les navires qui se déplacent dans ce prolongement de la pointe du Raz, le phare d’Ar-Men fut bâti contre vents et marées, après dix-sept années d’efforts. Si vous aimez les endroits un peu à part, coupés du monde, l'île de Sein pourrait vous plaire. Et si vous aimez admirer la terre, je vous recommande chaudement un vol en hélicoptère : la terre ne m'a jamais parue aussi belle que là-haut. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du blog sur ce de baptême en hélicoptère qui est très bien rédigé sur ce thème.

  • Dans ma cuisine se promène

    Il y a encore quelques mois, la cuisine était à mes yeux un univers mystérieux, pour ne pas dire intimidant. Je suis plutôt manuel, de manière générale, mais sitôt franchi le seuil de la cuisine, j'avais tendance à perdre mes moyens et à provoquer des catastrophes. Au point que le simple fait de faire des pâtes carbonaras pouvait devenir une source de problème (véridique : j'ai dû jeter la casserole avec les pâtes). Ma femme croyait parfois que j'étais délibérément lourdaud pour qu'elle ne veuille plus me laisser cuisiner. Mais en fait, non, et c'était bien ça le pire. Du coup, j'avais développé une véritable passion pour la restauration à emporter. Lorsque ma femme passait la soirée dehors, elle pouvait être assurée de trouver une boîte de Burger King vide à son retour ! En bref, elle ne pensait vraiment pas me voir un jour cuisiner. Mais je ne sais pas trop comment ni pourquoi, tout doucement, presque à mon insu, j'en suis venu à aimer le fait de cuisiner. Peut-être à force de voir des émissions de téléréalité vanter les plaisirs de la cuisine. Ma femme ne manque jamais les cauchemars de Philippe Etchebest. Avec le recul, je me demande même si elle ne m'a pas contraint à les regarder dans l'espoir de réveiller en moi mon intérêt pour la popote. J'ai donc commencé à préparer de petits plats, très simples évidemment. Mais ma femme a voulu m'appuyer dans ma démarche et m'a donc offert mon premier cours de cuisine avec un chef. Et je l'ai suivi il y a quelques jours, à Quimper. Alors certes, je mentirais en disant que je suis devenu un chef en l'espace d'une demi-journée, mais ça m'a tout de même donné confiance en mes capacités. Parce que j'ai enfin compris ce qui m'embêtait, en cuisine : ce sont les recettes en elles-mêmes. L'idée d'observer des indications et des dosages précis m'a toujours irrité. Je suis davantage savant fou que savant. Le chef de ce cours de cuisine m'a heureusement montré que les recettes n'étaient au fond qu'un canevas, et qu'on pouvait donc s'en éloigner à tout moment. Cette idée m'a d'une certaine façon libéré. Depuis, je suis chaque soir aux fourneaux, à essayer mes recettes de savant fou. Je crois même que ma femme commence à regretter le temps où je me tenais loin des fourneaux ! Mais bah, je vais bien finir par en sortir quelque chose de vraiment bon... ^^' Pour ceux qui veulent à leur tour mettre la main à la pâte, je vous mets le lien vers mon cours de cuisine à Quimper.