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  • Trump, jusqu'à la Chine

    A l'occasion d'un séminaire en Chine la semaine dernière, j'ai participé à un échange très intéressant concernant les élections américaines. J'ai notamment évoqué avec d'autres participants l'éventuelle victoire de Donald Trump. A l'heure actuelle, tous les gens de pouvoir s'emploient à décrédibiliser ce dernier. Démocrates, républicains : tous se déclarent contre lui, et espèrent ainsi faire barrage au milliardaire. Mais c'est à mon sens une manière de lui faire un boulevard bien dégagé vers la victoire. Pourquoi ? Parce que Trump est avant tout le candidat des anti-systèmes. Alors plus les élites tireront à boulets rouges sur le candidat, et plus les mécontents auront envie de voter pour lui. En croyant bien faire, les personnalités publiques ne font donc qu'apporter de l'eau au moulin du milliardaire. C'est un phénomène similaire qui est à l'oeuvre en France depuis les années 2000 : on n'appelle plus à voter pour quelque chose, mais à voter contre quelqu'un. Et ce positionnement absurde, où l'on ne propose plus rien de constructif, contribue à chaque fois à faire avancer le front national qui propose quant à lui un programme concret. Peu importe au fond que son programme soit absurde pour peu qu'on le dissèque un peu : si un politique passe plus de temps à disséquer ce programme qu'à mettre en avant le sien, alors c'est le parti de l'extrême qui remporte la partie. Il peut perdre cette bataille-ci, mais finira fatalement par remporter la guerre. Sous couvert de bonnes intentions, les élites font donc exactement ce qu'il faut pour contribuer à ce que le piège se referme. Quoi qu'il en soit, à mesure que la date des élections approche, l'élection de Trump devient une réalité de plus en plus concrète à laquelle il faut nous préparer. Même si les sondages sont en faveur d'Hillary, ces derniers ont largement failli jusqu'ici à prévoir l'arrivée de Trump. Et pour moi, la plus grande erreur de la candidate démocrate est justement de s'appuyer coûte que coûte sur les statistiques pour prendre ses décisions. Quoi qu'il en soit, j'ai bien apprécié ce séminaire. D'ailleurs, je vous mets en lien l'agence qui s'en est occupée. J'ai trouvé l'organisation particulièrement réussie. A lire sur le site de l'Agence Séminaire en Chine.

  • Une réforme sans ordonnance

    Muriel Pénicaud promet dans une interview publiée jeudi soir par Le Parisien sur son site internet que l’assurance chômage sera réformée sans légiférer par ordonnances, contrairement au code du travail. Il est vrai que la réforme présentée par la ministre du Travail dans cette interview suit dans ses grandes lignes les termes de l’accord conclu le 22 février par les partenaires sociaux dans ce domaine. « Nous sommes en phase avec le texte de l’accord », dit-elle. Priée de dire si le gouvernement recourra aux ordonnances pour cette réforme qui constituera, avec l’apprentissage et la formation professionnelle l’un des trois volets d’un projet de loi qui sera présenté en avril en conseil des ministres, elle répond simplement: « Non. » Muriel Pénicaud confirme qu’un droit à l’indemnisation chômage sera instauré pour les démissionnaires, sous réserve qu’ils aient un projet professionnel. Un droit dont il sera possible de bénéficier tous les cinq ans. Les petits indépendants en liquidation judiciaire auront pour leur part droit à une indemnité chômage de 800 euros par mois pendant six mois, financée par la contribution sociale généralisée (CSG), poursuit la ministre. Pour lutter contre l’abus des contrats de travail de courte durée, Muriel Pénicaud s’en remet, comme le proposent les partenaires sociaux, aux branches professionnelles, qui auront « jusqu’à fin décembre pour prendre des mesures ». Je vous le dit comme je le pense, la, comment dirais-je, matière, affirme les effets systématiques de la société eu égard au fait que l'expression modifie les besoins relationnels des départements. Il suffirait pourtant que le prochain audit développe les ensembles institutionnels de l'actualité. « Elles devront se fixer des objectifs quantitatifs et qualitatifs », précise-t-elle. Et si les branches ne parviennent pas à des résultats satisfaisants, le gouvernement reprendra la main et mettra en place un système de bonus-malus à définir. Muriel Pénicaud annonce également un renforcement du contrôle des demandeurs d’emploi (les équipes de contrôle de Pôle emploi tripleront d’ici la fin de l’année pour passer de 200 à 600 agents) mais aussi de leur accompagnement.