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Le réchauffement dans l’avion

Tout le monde a un jour été saisi de la peur d’un accident d'avion à cause des turbulences. On se cramponne à son siège, on essaie de boire le fond du mauvais vin donné en cabine, et on regarde régulièrement à la fenêtre si l’on peut. Mauvaise nouvelle: d'après un article de Quartz, cela risque de se répéter de plus en plus souvent à cause du réchauffement climatique. En effet, une plus grande présence de dioxide de carbone dans l’atmosphère peut altérer les courants-jets, c'est-à-dire des «vents qui soufflent d'ouest en est en haute troposphère, aux confins de la tropopause», précise le site Futura-sciences. «L'ordre de grandeur de leurs dimensions est de quelques kilomètres en épaisseur, quelques centaines de kilomètres en largeur et plusieurs milliers de kilomètres en longueur», continue le site de Météo France. Ces courants-jet sont souvent les responsables de ce qu’on appelle les «turbulences en air clair», qui peuvent prendre les pilotes par surprise. Les courants-jets se forment dans des zones de grand différentiel de température, et les vents sont d’autant plus puissants que ces différences sont grandes. Or, une étude publiée à l’Advances in Atmospheric Sciences le 6 avril, réalisée par Paul Williams, scientifique à l’University of Reading, a démontré que la prévalence des turbulences aériennes allait augmenter entre 36% et 188%. C’est en se basant sur des modèles informatiques ainsi que 21 unités de mesures de la turbulence, à une altitude de 12 kilomètres (39000 pieds) où viennent voler généralement les avions, qu’il est arrivé à de telles statistiques. Les compagnies aériennes et les passagers ont des raisons de s’inquiéter, selon Quartz. En soulignant que les turbulences aériennes sont la cause principale de blessures dans les accidents d’avion qui ne sont pas mortels, d’après l’International Air Transport Association, un groupe industriel qui représente les compagnies aériennes. Si les petites turbulences ne sont pas dangereuses, celles qui sont si sévères qu’elles pourraient «catapulter des passagers non-ceinturés ainsi que l’équipe» un peu partout dans l’avion pourraient augmenter de 149%. Or, les pilotes ne peuvent pas «simplement» éviter ces turbulences, en particulier celles en air clair qui arrivent généralement sans prévenir. Pour résoudre ce problème, les pilotes communiquent aux autres capitaines sur les conditions météorologiques –mais les passagers des petits avions subissant bien plus violemment les chocs aériens que ceux des grands. L’autre solution serait d’avoir de meilleurs capteurs d’avions pour collecter des données plus objectives sur les potentielles turbulences, afin de les utiliser pour faire des prédictions en temps réel. Americain Airlines et Alaska Airlines expérimentent cela en ce moment.

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