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  • La faim pousse des enfants au terrorisme

    Y a-t-il un lien entre la famine et la décision de rejoindre des organisations terroristes? Interrogé par Sputnik, Zaid al Aliya, directeur des opérations pour le Bureau de la coordination des affaires humanitaires au Yémen, fait le point sur la situation dans ce pays. Depuis 2015, la situation humanitaire au Yémen, pays arabe situé à la pointe sud-ouest de la péninsule d'Arabie, s'approche à grands pas de la catastrophe. Le problème crucial qui dévore le pays, c'est la famine. Zaid al Aliya, directeur des opérations pour le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA, ndlr) au Yémen, dévoile les causes et les conséquences de ce fléau dans une interview exclusive accordée à Sputnik. « Nous savons tous que si un homme ne peut pas nourrir sa famille, il est capable de commettre des infractions ou de mauvaises actions. Et cela en plus de la propagation de maladies et de l'implication des enfants dans les organisations terroristes », déplore Zaid al Aliya. Selon les données de l'Onu citées par le responsable de l'OCHA, 450 000 enfants souffrent de la famine. Ces chiffres sont encore plus alarmants pour le Yémen où 17 millions d'habitants sont actuellement dans le besoin. « Environ 14 millions de Yéménites ne mangent pas assez tandis que la moitié, soit 7 millions, souffrent de la faim, ignorant quand ils pourront manger », explique Zaid al Aliya. D'après le dernier rapport du Programme alimentaire mondial (PAM), les causes de la famine varient selon le pays. Ainsi, au Soudan et à la Nigeria, elle est liée au climat et à la sécheresse tandis qu'au Yémen, la cause réside dans le conflit qui a embrasé le pays. Depuis 2014, le Yémen est le théâtre d'un conflit armé opposant les rebelles houthis et les militaires loyaux à l'ancien président Ali Abdallah Saleh, aux forces gouvernementales et aux milices populaires soutenant le président en exercice Abd Rabbo Mansour Hadi. Les rebelles contrôlent les territoires dans le nord du pays et la capitale Sanaa, où ils ont créé leurs organes de pouvoir. Le conflit s'est internationalisé en mars 2015 avec l'intervention de nombreux pays musulmans menés par l'Arabie saoudite.

  • Inébranlable

     

     
    Voilà un candidat qui maintient sa candidature, malgré le fait que tout le monde lui dise d'arrêter les frais. Il est suspecté d'avoir employé sa femme et ses enfants de façon fictive ? Il reste. Il ne peut se déplacer sans être reçu par des sifflements ? Il s'accroche. Il est convoqué par la justice ? Il se maintient. Son équipe de campagne fond comme neige au soleil ? Il continue. Plus ça va mal, et plus il attaque. Il fait passer ça pour du courage, il se définit comme un vieux baroudeur. Mais comment peut-il prétendre agir au nom de la France ? Quand il poursuit sa campagne en résumant l'affaire à de simples boules puantes, il décrie la France, qu'il fait passer pour un Etat où la corruption est généralisée. Lorsqu'il bafoue l'engagement qu'il avait pris à une heure de grande écoute, il porte atteinte à la parole de tous les élus. La confiance des électeurs à l'égard de leurs représentants n'était à la base pas bien grande, mais est-ce une raison pour franchir un nouveau pallier ? Lorsqu'il parle de complot fomenté par Bercy, il ne fait pas dans la demi-mesure : c'est tout notre système qu'il jette à la poubelle. Et quand il annonce qu'il peut faire sans les élus, il ne vaut pas mieux qu'un Donald Trump ! C'est un vrai mystère : pourquoi ne renonce-t-il pas ? Veut-il tenir jusqu'à la date limite où plus aucun candidat ne pourra le remplacer ? Souhaite-t-il décrocher l'immunité que lui offrirait la présidence ? Croit-il véritablement qu'un élu qui fait preuve de si peu de droiture, ne respecte pas ses engagements et crache aussi facilement sur les juges serait un bon président ? Une chose est sûre, d'après moi : cet homme est la pire désastre qu'ait connu le parti.