Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

  • En motoneige

    Mon épouse et moi avons des goûts, comme dire, très différents. Pour vous dire à quel point, même choisir où partir en vacances peut nécessiter d'âpres négociations. C'est qu'elle raffole de la mer. Pour elle, les vacances consistent à pouvoir se relaxer sur une serviette pendant que les enfants font des pâtés de sable. Perso, c'est tout l'inverse : c'est l'hiver que j'attends avec impatience pour toutes les activités de glisse qu'il est possible d'y pratiquer. Par exemple, dès que les premières neiges sont tombées cette anné, j'en ai profité pour effectuer une expédition en motoneige à Valria. C'est étrange, mais je n'avais encore jamais expérimenté ce sport mécanique. Pour être honnête, je ne pensais pas que ça puisse me plaire. Et même en me lançant (plus par curiosité qu'autre chose), je pensais que j'allais m'embêter un peu. Mais je l'avoue très humblement : j'avais tort. Force est de constater que la motoneige donne d'excellentes sensations de puissance, si on la pousse un peu. Cette virée a toutefois réveillé mes vieux démons. En effet, chaque fois que je glisse sur la neige, je me prends à rêver que nous partons vivre en pleine montagne, avec les enfants ; je nous vois faire notre petit nid douillet dans un chalet isolé, au coeur de la nature. Je sais bien que c'est infaisable, pourtnat : ma femme préfèrerait passer sous un camion plutôt que de sortir de la métropole. C'est une inconditionnelle de la ville, et elle ne saurait plus quoi faire si elle ne pouvait plus faire ses séances shopping chaque fois qu'elle a cinq minutes de libre. C'est drôle, tout de même, que notre couple ait tenu pendant ce temps malgré nos divergences. Moi l'ancien rural, et elle qui est allergique à tout ce qui est trop nature. Mais bah, ça n'en rend la vie que plus riche ! Si vous n'êtes jamais monté sur une motoneige, tentez donc le coup. Tenez, voici le site où j'ai déniché cette sortie à Valria. Le circuit de cette randonnée en motoneige qu'on a pu y faire était assez incroyable : de temps à autre, on avait franchement le sentiment d'être Gordon Pym à la fin de son aventure. Suivez le lien pour les détails pratique.

  • Réchauffement climatique: toujours plus vite

    La température moyenne du globe a une nouvelle fois battu un record mensuel au mois de juin, et le premier semestre de 2016 a été de loin le plus chaud depuis le début des relevés en 1880. Entretien avec le climatologue Jean Jouzel, selon lequel il est «probable» que 2016 batte le précédent record annuel de 2015. «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.» La formule prononcée par Jacques Chirac au Sommet de la Terre de 2002 n’a jamais été plus vraie qu’aujourd’hui. Pendant que nous assistons, sidérés, à l’emballement de l’actualité «chaude», à la multiplication des attentats et des crises géopolitiques, le globe se transforme – littéralement – en cocotte-minute. C’est moins spectaculaire, plus insidieux, mais les chiffres et les faits sont là, mois après mois. Le climat se réchauffe à un rythme inédit. Mardi, deux institutions américaines, la Nasa et l’Agence américaine océanique et atmosphérique (Noaa), annonçaient des données glaçantes. Le mois dernier a été le mois de juin le plus torride jamais enregistré sur la planète depuis le début des relevés de températures en 1880, pulvérisant le précédent record de 2015. Surtout, il s’agit du 14e mois consécutif lors duquel un record mensuel de chaleur a été battu, la plus longue période continue de montée des températures globales en 137 ans. Et le premier semestre de 2016 a été de loin le plus chaud relevé dans les annales, «avec une température moyenne 1,3°C plus élevée qu’à la fin du XIXe siècle», souligne la Nasa. De quoi laisser entrevoir un nouveau record annuel, après celui de 2015. « 2016 est en voie de devenir l'année la plus chaude jamais enregistrée sur le globe», s'est alarmée jeudi l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Avec des effets déjà spectaculaires, surtout en Arctique, où la banquise se réduit comme peau de chagrin et bat des records de recul des glaces. Entretien avec le climatologue Jean Jouzel, vice-président du groupe scientifique du Groupement intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec) de 2002 à 2015. Le changement climatique semble s’accélérer et s’amplifier sous nos yeux de façon majeure. A-t-on déjà observé cela à l’échelle géologique ? Effectivement, le Giec conclut que le réchauffement climatique est désormais «sans équivoque» et que beaucoup de changements observés sont sans précédent depuis des décennies voire des millénaires. Cela vaut pour la rapidité du réchauffement actuel qui, en moyenne globale, n’a pas connu d’équivalent depuis au moins 8 000 ans. Dans les périodes plus anciennes, des réchauffements très rapides sont survenus, jusqu’à 16°C en une ou deux décennies pendant la dernière période glaciaire au Groenland. Cependant, cette rapidité avait un caractère régional et il est possible que celle du réchauffement actuel n’ait pas, au niveau planétaire, d‘équivalent à l’échelle géologique. Les modèles climatiques avaient-ils prévu cela ? Vivons-nous un basculement ? En tenant compte de la période très récente, l’évolution de la température moyenne est compatible avec les projections des modèles climatiques. La trajectoire est plus pessimiste pour ce qui concerne les émissions des gaz à effet de serre, qui ont augmenté plus rapidement qu’il n’était envisagé dans les années 90. Nous ne vivons pas de basculement majeur mais les projections des climatologues sont globalement confirmées, ce qui donne de la crédibilité à celles qui sont faites d’ici la fin du siècle et au-delà. Les terres sont en surchauffe, mais aussi les océans. Quelles sont les conséquences d’ores et déjà avérées ? Les impacts de l’augmentation de l’effet de serre sont déjà avérés sur la température, la fonte des neiges et glaces, l’élévation du niveau de la mer… Et il suffit de regarder autour de nous : la nature se comporte comme on s’y attend en cas de réchauffement : les dates de vendanges et de floraison des arbres fruitiers surviennent en moyenne de plus en plus tôt. Le recul de la banquise en Arctique est inédit… Oui, pour ce qui concerne l’étendue des glaces l’hiver dernier. Les valeurs début juillet semblent similaires à celles de 2012 et il faudra probablement attendre mi-septembre pour savoir si 2016 est également une année record en termes d’étendue minimale. De façon générale, une partie du réchauffement de la planète observé ces derniers mois est dû au courant équatorial chaud du Pacifique El Niño, phénomène réapparu l’an dernier et en train de se terminer. La question est de savoir si lorsqu’El Niño sera terminé, on reviendra à la tendance d’avant. La tendance moyenne était un réchauffement d’un peu plus d’un centième de degrés par an (+0,012 à +0,013°C), soit un rythme d’un peu plus d’1°C par siècle. Mais sur les deux dernières années, 2014 et 2015, le réchauffement a été dix fois plus rapide. Le plus probable est que 2016 batte encore le record de 2015. Mais il est très peu probable que 2017 soit encore plus chaud, grâce à l’apparition du courant froid du Pacifique La Niña.

  • Pacifique: sans énergie fossile

    14 îles du Pacifique interdissent les énergies fossiles. Les îles vont arrêter totalement l'exploitation de mines de charbon, et promouvoir les énergies renouvelables. Les leaders politiques de 14 îles de l'Océan pacifique ont signé un traité sans précédent interdisant complètement les énergies fossiles. La décision a été prise au cours du Pacific Islands Development Forum, qui s'est réuni aux Îles Salomon, et un traité est en cours de préparation. Le traité aura deux objectifs principaux : interdire l'exploitation des mines à charbon, et promouvoir les énergies renouvelables. Le traité prévoit également de débloquer des fonds pour les communautés qui subissent des préjudices du fait du réchauffement climatique, et l'adoption des objectifs d'évolution climatique de la COP21. "C'est un sujet où le Pacifique peut de nouveau montrer [...] le leadership moral et politique que nous avons déjà montré sur le réchauffement climatique," a déclaré Mahendra Kumar, conseiller au réchauffement climatique du Forum. Les nations des Îles du Pacifique comme les Îles Salomon sont concernées de manière directe par le réchauffement climatique puisque, étant donné leur élévation très basse par rapport au niveau de la mer, elles sont menacées de destruction pure et simple par la montée des eaux. "Il suffirait que la température monte de 2 degrés et nous finirons sous l'eau", avait déclaré Tony de Brum, ministre des Affaires étrangères des Îles Marshall.