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Autant que faire se peut

  • Dans ma cuisine se promène

    Il y a encore quelques mois, la cuisine était à mes yeux un univers mystérieux, pour ne pas dire intimidant. Je suis plutôt manuel, de manière générale, mais sitôt franchi le seuil de la cuisine, j'avais tendance à perdre mes moyens et à provoquer des catastrophes. Au point que le simple fait de faire des pâtes carbonaras pouvait devenir une source de problème (véridique : j'ai dû jeter la casserole avec les pâtes). Ma femme croyait parfois que j'étais délibérément lourdaud pour qu'elle ne veuille plus me laisser cuisiner. Mais en fait, non, et c'était bien ça le pire. Du coup, j'avais développé une véritable passion pour la restauration à emporter. Lorsque ma femme passait la soirée dehors, elle pouvait être assurée de trouver une boîte de Burger King vide à son retour ! En bref, elle ne pensait vraiment pas me voir un jour cuisiner. Mais je ne sais pas trop comment ni pourquoi, tout doucement, presque à mon insu, j'en suis venu à aimer le fait de cuisiner. Peut-être à force de voir des émissions de téléréalité vanter les plaisirs de la cuisine. Ma femme ne manque jamais les cauchemars de Philippe Etchebest. Avec le recul, je me demande même si elle ne m'a pas contraint à les regarder dans l'espoir de réveiller en moi mon intérêt pour la popote. J'ai donc commencé à préparer de petits plats, très simples évidemment. Mais ma femme a voulu m'appuyer dans ma démarche et m'a donc offert mon premier cours de cuisine avec un chef. Et je l'ai suivi il y a quelques jours, à Quimper. Alors certes, je mentirais en disant que je suis devenu un chef en l'espace d'une demi-journée, mais ça m'a tout de même donné confiance en mes capacités. Parce que j'ai enfin compris ce qui m'embêtait, en cuisine : ce sont les recettes en elles-mêmes. L'idée d'observer des indications et des dosages précis m'a toujours irrité. Je suis davantage savant fou que savant. Le chef de ce cours de cuisine m'a heureusement montré que les recettes n'étaient au fond qu'un canevas, et qu'on pouvait donc s'en éloigner à tout moment. Cette idée m'a d'une certaine façon libéré. Depuis, je suis chaque soir aux fourneaux, à essayer mes recettes de savant fou. Je crois même que ma femme commence à regretter le temps où je me tenais loin des fourneaux ! Mais bah, je vais bien finir par en sortir quelque chose de vraiment bon... ^^' Pour ceux qui veulent à leur tour mettre la main à la pâte, je vous mets le lien vers mon cours de cuisine à Quimper.

  • L'économie mauve

    L’avènement d’un monde multiculturel et polycentré replace la diversité des cultures au cœur des préoccupations de l’entreprise. Cette culturalisation, dictée par la géographie, correspond de facto à une diversification au niveau mondial de l’offre de biens et services. Cette tendance à la diversification est renforcée, particulièrement dans les économies avancées, par une remise en cause du tout-quantitatif et une aspiration de plus en plus forte pour lui substituer une économie de la qualité. Cette économie de la qualité s’assimile en grande partie à un enrichissement culturel. Le phénomène de culturalisation de l’économie, dans ses dimensions horizontale et verticale, constitue ainsi une nouvelle tendance de fond. Une économie culturalisée est d’autant plus chargée d’avenir qu’elle représente un potentiel de croissance. Elle repose sur des bases largement immatérielles et s’accorde ainsi avec l’impératif de sobriété auquel l’économie est maintenant confrontée, pour des raisons essentiellement écologiques. Le réservoir de croissance considérable lié à la culturalisation appelle à une stratégie d’ensemble. Pour les entreprises, il s’agit à tous les niveaux de production d’identifier clairement les leviers reposant sur les phénomènes de la culturalisation. En outre, il s’agit d’être en mesure d’évaluer objectivement l’apport de l’entreprise à l’enrichissement de la diversité culturelle. Les pouvoirs publics doivent adapter le système éducatif afin de renforcer l’acquisition des compétences requises par la transition mauve. Ils doivent également favoriser l’observation et le pilotage de la culturalisation, en ayant recours à des mécanismes incitatifs (aide au financement de la transition, valorisation des bonnes pratiques…). Il serait souhaitable que les institutions internationales, notamment l’UNESCO et l’OCDE, développent des travaux statistiques sur les liens entre l’économique, le culturel et le bien-être.

  • Un cow-boy en Camargue

    Lorsque mon comité d'entreprise propose un voyage, il s'agit généralement d'un aller-retour pour Disneyland. Mais une fois n'est pas coutume, il a décidé cette fois-ci de faire preuve d'un peu plus d'originalité, en proposant un voyage de groupe en Camargue. Evidemment, j'ai sauté sur l'occasion. Et c'est ainsi que je reviens à peine du pays des taureaux noirs, des chevaux blancs et des Tsiganes. Et à peine mes valises posées, j'ai eu envie de vous décrire l'hébergement auquel nous avons eu droit, tant que ma mémoire est encore fraîche. Nous avons logé dans une ancienne manade camarguaise, située au sud d’Arles, et portant le doux nom de Mas de Peint. Pour ceux qui n'ont jamais visité la Camargue, il est peut-être utile que je vous donne une idée de l'atmosphère assez unique de cette région. On n'y trouve pas de châteaux, rien que de simples ranchs blanchis à la chaux ; et pas d’héritage aristocratique non plus : propriétaires et garçons de ferme travaillent côte à côte. On y joue du flamenco (les Gypsy Kings, par exemple, viennent de Camargue) ; on y donne des courses de taureaux au cours desquelles d’agiles razeteurs essayent d’arracher un ruban aux cornes du taureau (et de quitter l’arène avant de se faire embrocher). Hommes et femmes y portent fièrement les tissus, imprimés sur bois, fabriqués par des compagnies telles que Souleïado. En fait, de manière générale, on y retrouve un style de vie plus proche de celui du Nouveau Mexique, ou des estancias d’Argentine, que de l’impeccable raffinement du nord de la France. Le propriétaire du Mas de Peint, qui est né en Camargue, tient d'ailleurs beaucoup à ses racines « cow-boy ». Il prend toujours part aux rassemblements de chevaux ou de bétail, passe souvent le plus clair de sa journée sur son cheval (blanc, bien sûr), et ne porte que le costume du gardian : chemise à motifs cachemire, pantalons en moleskine et bottes de cheval ! Avec sa femme Lucille, architecte, il a décidé, il y a quelques années, de convertir une partie de son ranch en un petit hôtel de luxe. Mais il n’a pas pour autant abandonné ses bêtes : cinquante chevaux blancs et trois cents taureaux noirs. Et ils sont parvenus à conserver avec ce Mas la rudesse si caractéristique de la Camargue. Les clients n'y sont ni choyés ni bichonnés comme dans un cinq-étoiles. Ils sont plutôt traités comme des amis venus les aider à rassembler les chevaux. Durant notre séjour, nous avons donc mangé dans la cuisine, passé nos journées à cheval pour aider à rassembler les troupeaux... et nous sommes écroulés de fatigue au soir dans une chambre jolie mais pas outrageusement pomponnée. Rien de fastueux, rien de tapageur, mais la douce sensation d’une hospitalité vraie, d’une bonne cuisine et de la vie au grand air. Je ne connaissais pas cette région, mais j'ai été vraiment conquis. Contrairement à d’autres parties de l’Europe, la Camargue n’a pas été aseptisée et uniformisée par le tourisme. On est à des années-lumière de Disney. En Camargue, les gens se cramponnent férocement à leur style de vie. Et c'est décidément tant mieux. C'est de loin le meilleur voyage de groupe que j'ai eu l'occasion de faire par mon comité d'entreprise ! Retrouvez toutes les infos sur cette expérience de voyage groupe en Camargue en suivant le lien.