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Autant que faire se peut

  • USA : rétablir les lois bancaires de la Grande Dépression

    Le Président américain considère la possibilité de réintroduire la législation de l'époque de la Grande Dépression en matière bancaire. Comme il l'a lui-même confié dans un entretien à l'agence Bloomberg, Donald Trump réfléchit au possible rétablissement du Glass-Steagall Act, qui était en vigueur pendant la Grande Dépression, la crise économique des années 1930. Jusqu'à la fin du XXe siècle, la loi en question interdisait aux banques de combiner les activités de dépôt et d'investissements. « Je suis en train d'y réfléchir. Il y a des personnes qui voudraient revenir au système d'antan, n'est-ce pas ? Alors, nous allons l'examiner », a déclaré le dirigeant américain. Au cours de sa campagne électorale, Donald Trump évoquait déjà une version modernisée du Glass-Steagall Act, connu également sous le nom de Banking Act, adopté en 1933 et instaurant l'incompatibilité entre les métiers de banque de dépôt et de banque d'investissement, le système fédéral d'assurance des dépôts bancaires et le plafonnement des taux d'intérêt sur les dépôts bancaires. La loi a été annulée en 1999 par l'administration de Bill Clinton.

  • Piloter un avion de ligne

    Aéroport Charles de Gaulle, dix heures.Après un briefing où l'on m'a expliqué les bases de l'aérodynamisme, j'entre dans la cabine du Boeing 737 et me mets sur le siège du pilote, pendant que ma petite soeur se met sur le siège à l'arrière. Mon instructeur se place à mes côtés, sur le siège de second). Je mets ma ceinture et prends le casque du commandant. En suivant les instructions de mon co-pilote, j'effectue la traditionnelle checklist. Quelques minutes plus tard, je demande finalement à la tour de contrôle la permission de décoller. Il est temps de laisser la terre ferme. Je pousse les gaz à fond. L'appareil prend de la vitesse et le sol de la cabine se met à vibrer. L'appareil quitte enfin la terre ferme et je me retrouve pressé au siège. Je monte à 2000 pieds avant de procéder à un virage à 45° pour m'éloigner de l'aéroport. C'est parti pour un vol prodigieux. Je ne suis pas un pilote de ligne. Et nous ne sommes pas à bord d'un véritable Boeing. Mais de ma place, il m'est difficile de reconnaître la fiction de la réalité. Nous sommes dans un simulateur de vol. Si vous connaissez Flight Simulator X, inutile de faire le rapprochement. On est loin de FlightGear. C'est en effet un simulateur à usage professionnel est employé par les compagnies à former leurs pilotes. Ces appareils ont été certifiés par la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC).. L'habitacle est la reproduction détaillée d'un A330. La cabine est aménagée sur vérins hydrauliques, et l'on ressent donc tout ce qu'on peut ressentir en vol : les accélérations, turbulences, les virages, ronronnement des moteurs. Le simulateur clone la réalité à 99% ! Le simulateur simule aussi magnifiquement la météorologie : lumière, orage, lumière éblouissante... L'expérience est à la carte, car il est possible de déterminer le point de départ parmi presque 24000), les modalités de vol :météorologie, panne, etc). Novice en la matière, j'ai fait un vol simple de Lyon à Genève, de nuit . Une aventure impressionnante ! L'immersion était si totale que j'ai ressenti le décalage horaire à la sortie. J'avais regagné le tarmac à la fin dujour et nous étions encore en pleine journée à l'extérieur ! En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste de vol en simulateur.

  • La faim pousse des enfants au terrorisme

    Y a-t-il un lien entre la famine et la décision de rejoindre des organisations terroristes? Interrogé par Sputnik, Zaid al Aliya, directeur des opérations pour le Bureau de la coordination des affaires humanitaires au Yémen, fait le point sur la situation dans ce pays. Depuis 2015, la situation humanitaire au Yémen, pays arabe situé à la pointe sud-ouest de la péninsule d'Arabie, s'approche à grands pas de la catastrophe. Le problème crucial qui dévore le pays, c'est la famine. Zaid al Aliya, directeur des opérations pour le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA, ndlr) au Yémen, dévoile les causes et les conséquences de ce fléau dans une interview exclusive accordée à Sputnik. « Nous savons tous que si un homme ne peut pas nourrir sa famille, il est capable de commettre des infractions ou de mauvaises actions. Et cela en plus de la propagation de maladies et de l'implication des enfants dans les organisations terroristes », déplore Zaid al Aliya. Selon les données de l'Onu citées par le responsable de l'OCHA, 450 000 enfants souffrent de la famine. Ces chiffres sont encore plus alarmants pour le Yémen où 17 millions d'habitants sont actuellement dans le besoin. « Environ 14 millions de Yéménites ne mangent pas assez tandis que la moitié, soit 7 millions, souffrent de la faim, ignorant quand ils pourront manger », explique Zaid al Aliya. D'après le dernier rapport du Programme alimentaire mondial (PAM), les causes de la famine varient selon le pays. Ainsi, au Soudan et à la Nigeria, elle est liée au climat et à la sécheresse tandis qu'au Yémen, la cause réside dans le conflit qui a embrasé le pays. Depuis 2014, le Yémen est le théâtre d'un conflit armé opposant les rebelles houthis et les militaires loyaux à l'ancien président Ali Abdallah Saleh, aux forces gouvernementales et aux milices populaires soutenant le président en exercice Abd Rabbo Mansour Hadi. Les rebelles contrôlent les territoires dans le nord du pays et la capitale Sanaa, où ils ont créé leurs organes de pouvoir. Le conflit s'est internationalisé en mars 2015 avec l'intervention de nombreux pays musulmans menés par l'Arabie saoudite.