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Autant que faire se peut

  • On fait crier le Mustang

    Dernièrement, j'ai fait un stage de pilotage à Trappes : j'ai piloté rien de moins qu'une Mustang Shelby, et ce sur un circuit ad hoc où j'ai pu voir qu'elle n'avait pas failli à sa réputation. En bref : que du bonheur ! Ces quelques minutes de pure adrénaline m'ont redonné le plaisir de la route que j'avais un peu perdu ces derniers temps. J'aime avoir un volant entre les mains, et je suis certain que c'est une chose dont je ne me lasserai jamais. Seulement, je réalise que je ne prends plus tellement mon pied sur les routes de France. Entre les bouchons à n'en plus finir et les limitations de vitesse, la conduite est devenue particulièrement enquiquinante (pour ne pas dire plus). Et c'est d'autant plus crispant lorsqu'on compare la situation actuelle à un passé pas si lointain. Il y a encore quelques décennies, la conduite automobile était en effet un pur momentde plaisir. Je me rappelle que lorsque j'étais gosse, le code de la route était infiniment plus simple et le conducteur avait infiniment plus de liberté. Et puis des ministres ont mis un terme à tout ça. Alors, je sais bien qu'il faut administrer tout ça, limiter les excès de quelques-uns. Mais nous évoluons quand même dans une société tellement protectionniste qu'on en finirait par croire que nous sommes en sucre ! Si on poursuit sur cette voie, il est probable que nous devrons finir par mettre un casque intégral en voiture, voire même pour se promener à pied ! Le pire est que cet excès de sécurité apporte lui aussi son lot de problèmes. Les antiobiotiques en sont un flagrant exemple : ils ont perdu de leur pouvoir pour la simple raison qu'ils étaient trop souvent utilisés. Il serait plus que temps pour nos chers énarques de comprendre que tout excès est néfaste, et que les restrictions que le gouvernement instaure en matière de sécurité routière en sont un excellent exemple. Si vous aussi vous adorez la conduite, voilà le site par lequel je suis passé pour ce stage de pilotage. Vous verrez comme ça fait du bien, de rouler sans contrainte... En savoir plus en suivant le lien sur le site de l'organisateur de ce stage de pilotage à Trappes.

  • Les droits des femmes en Afrique en 2016

    En Afrique l'année dernière, l’inégalité entre hommes et femmes et la discrimination fondée sur le genre ont continué d’aggraver les effets négatifs des inégalités raciales, sociales et économiques, en particulier pour les femmes et les filles appartenant à des groupes marginalisés. Près d’un tiers des femmes enceintes étaient infectées par le VIH mais, cette année encore, la mortalité maternelle a reculé grâce au traitement antirétroviral gratuit dont elles bénéficiaient plus facilement. Selon les chiffres du ministère de la Santé, le taux de mortalité maternelle a poursuivi sa baisse, avec 155 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 2016 contre 197 en 2011. En milieu rural, les problèmes liés à la disponibilité et au coût du transport permettant aux femmes et aux jeunes filles enceintes d’accéder aux services de santé ont persisté. Les femmes et les jeunes filles couraient toujours des risques inutiles du fait des obstacles entravant l’accès à l’avortement. En juin, l’État a lancé la campagne She Conquers afin de remédier au taux disproportionné d’infection par le VIH chez les filles et les jeunes femmes et de faire baisser le nombre élevé de grossesses chez les adolescentes. Même si le message de la campagne mettait en avant l’amélioration de l’accès des filles à la santé, à l’éducation et à l’emploi, il lui a été reproché de perpétuer des stéréotypes négatifs sur leur sexualité. Toujours en juin, la Commission pour l’égalité des genres a estimé que l’obligation pour les filles de se soumettre à un test de virginité (ukuhlolwa) pour obtenir une bourse de l’enseignement supérieur, comme l’imposait une municipalité de la province du Kwazulu-Natal, bafouait les droits constitutionnels à l’égalité, à la dignité et au respect de la vie privée, et ne faisait qu’entretenir le patriarcat et les inégalités en Afrique du Sud. Cette obligation a été supprimée. Également en juin, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes a publié un rapport dans lequel elle a appelé l’Afrique du Sud à adopter une approche coordonnée en vue de mettre fin aux violences et aux discriminations liées au genre, qui étaient généralisées dans le pays ; elle a d'autre part recommandé de dépénaliser le travail du sexe. En mars, le Conseil national d’Afrique du Sud sur le SIDA (SANAC) a lancé un plan d’action contre le taux élevé d’infection au VIH chez les travailleuses et travailleurs du sexe, qui reposait notamment sur l’accès à la prophylaxie pré-exposition et aux médicaments antirétroviraux. Le SANAC et les militants défendant les travailleuses et travailleurs du sexe ont signalé que les lois sud-africaines relatives à la « prostitution » risquaient de saper ce plan.

  • Le problème de la chaude pisse

    La « chaude-pisse », maladie des maisons closes du XIXe siècle, risque-t-elle d’être un jour incurable? La gonorrhée, son nom savant, devient « plus difficile voire parfois impossible » à traiter à cause de la résistance aux antibiotiques, prévient l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vendredi. L’instance de l’ONU pour la santé publique lance un appel pour souligner le besoin « de nouveaux médicaments ». « La bactérie responsable de la gonorrhée est particulièrement intelligente. A chaque fois que nous utilisons une nouvelle classe d’antibiotiques pour traiter l’infection, la bactérie évolue pour y résister », explique le docteur Teodora Wi dans un communiqué de l’OMS. En se basant sur les données de 77 pays, l’OMS met en garde contre une « résistance répandue aux anciens antibiotiques qui sont également les moins coûteux ». « Certains pays, en particulier les pays à revenu élevé, où la surveillance est la plus efficace, détectent des cas d’infection qu’aucun antibiotique connu ne peut traiter », assure même l’instance basée à Genève. 78 millions de personnes sont atteintes de gonorrhée chaque année, selon des estimations citées par l’OMS. 35,2 millions vivent dans la région Pacifique occidental de l’OMS (Australie, îles du Pacifique, Chine, Japon…), 11,4 dans la région Asie du sud-est, 11,4 dans la région Afrique, 11 dans la région Amériques, 4,7 dans la région Europe et 4,5 dans la région Méditerranée orientale. Selon l’OMS, « la baisse de l’utilisation des préservatifs, les voyages accrus, les faibles taux de dépistage de l’infection ainsi que le traitement inadapté » contribuent à une augmentation des cas. La gonorrhée, également appelée blennorragie, est une infection due à une bactérie qui peut toucher les organes génitaux, le rectum et la gorge. Elle se transmet lors de rapports non protégés par voie orale, anale ou vaginale. « Les complications touchent de façon disproportionnée les femmes qui encourent notamment un risque de maladie inflammatoire pelvienne, de grossesse extra-utérine et de stérilité ainsi qu’un risque accru d’infection par le VIH », le virus du sida, souligne l’OMS. Or, seuls trois nouveaux médicaments sont actuellement à l’étude. « La mise au point de nouveaux antibiotiques n’est pas très attrayante pour les laboratoires pharmaceutiques », déplore l’OMS. La raison principale: « les traitements sont administrés uniquement pendant de courtes périodes (contrairement aux médicaments contre les maladies chroniques) ». Un partenariat a été mis sur pied par l’OMS et l’Initiative Médicaments contre les maladies négligées (DNDi), une organisation indépendante, pour tenter de mettre au point de nouveaux antibiotiques. « A plus long terme, il nous faut un vaccin pour prévenir la gonorrhée », assure le docteur Marc Sprenger, Directeur du Département Résistance aux antimicrobiens de l’OMS. L’OMS insiste sur l’importance de la prévention, via « des comportements sexuels plus sûrs, en particulier l’usage correct et régulier du préservatif ».